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09.06.2008
LA PRESSION SUR LES TERRES AGRICOLES
Terres agricoles. Pression sur le littoral
L’urbanisation, qui grignote les campagnes, fait monter les prix des terres agricoles. En Bretagne, la pression est particulièrement forte sur le littoral.
Pas toujours facile pour la société d’aménagement foncier (Safer) d’arbitrer les conflits qui apparaissent dans les transactions. Les opérations de rétrocession de terres peuvent opposer plusieurs agriculteurs désireux de s’installer ou d’agrandir leur exploitation, mais aussi des paysans et des particuliers qui veulent aménager leur lieu de villégiature.
Jusqu’à 15 concurrents
« Sur un seul dossier, il est fréquent de trouver trois ou quatre candidats, mais il peut arriver que 10 à 15 concurrents se mettent sur les rangs », commente Joseph Gautier, président de la Safer Bretagne. En 2007, les prix des terres agricoles ont augmenté de 4 %. Ils varient fortement entre la côte et l’intérieur. Sur le littoral nord-breton, le prix moyen à l’hectare atteint 6.530 euros dans le Finistère, qui abrite la principale zone de culture légumière. Dans les monts d’Arrée, ils tombent à 2.210 euros. Sur les 40.000 hectares du marché de l’espace rural régional, 80 % des opérations ont concerné l’agriculture proprement dite (agrandissement des exploitations,
installation, surfaces d’épandage, aménagements parcellaires). Dix-sept pour-cent des terres ont été gagnés par l’urbanisation ou le secteur résidentiel.
Vivre à la campagne
« Contrairement aux idées reçues, les terres qui ne sont pas attribuées aux agriculteurs bretons ne sont pas acquises majoritairement par les collectivités, mais à 70 % par les particuliers pour les secteurs de l’habitat et des loisirs », précise Jean-Paul Le Lan, le directeur général délégué de la Safer Bretagne. Le mouvement des citadins choisissant de résider à la campagne, où le terrain est moins cher, se poursuit. Il induit des pressions sur le prix du foncier agricole sur le littoral, mais aussi dans la périphérie des villes. Les Chambres départementales d’agriculture bretonnes ont signé des chartes avec les collectivités et des conventions avec la Safer pour anticiper les opérations futures d’urbanisation, d’infrastructures routières ou ferroviaires, et autres zones industrielles. Il s’agit de concilier les intérêts professionnels des uns et les missions d’intérêt général des autres.
Mon commentaire :
Il faut arrêter cette surenchère sur les terres agricoles au profit des désurbanisés mais au détriment des terres vivrières. Ce n'est pas le chemin que nous prenons à LOC MARIA PLOUZANE
09:57 Publié dans Agriculture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : LOC MARIA PLOUZANE







