24.07.2008

LOTISSEMENT ROUTE DE TREGANA

Serait ce que quelqu'un de la la municipalité vient sur le blog ? A moins que cela ne soit un sympathisant de cette municipalité. Enfin, peut importe. Le fait est que depuis hier le fameux nid de poule dont je parlais a été bouché.
Mais comme il n'est pas bitumé, cela va recommencer surtout avec le trafic des poids lourds de ce chantier qui roulent assez vite et qui vont faire demi tour route de Kéravéloc. Il n'est pas nécessaire d'être sur le bord de la route on les entend suffisamment de l'intérieur des maisons, donc des jardins.

LES MARECAGES

Les marécages, menacés, pourraient massivement libérer du CO2
Reuters - Dimanche 20 juillet, 22h27
WASHINGTON (Reuters) - Les terres humides de la planète, menacées par le développement et l'assèchement des sols, pourraient si elles étaient détruites libérer dans l'atmosphère une "bombe de carbone", ont prévenu dimanche des spécialistes de l'environnement

Ces terrains renferment 771 milliards de tonnes de gaz à effet de serre, soit approximativement autant que ce que contient déjà l'atmosphère, ont estimé des chercheurs avant une conférence internationale sur les terres humides et le réchauffement climatique.
Paulo Teixeira, coordinateur du programme environnemental de la région de Pantanal, au Brésil, a mis en garde contre les conséquences dramatiques qu'aurait la diffusion de tout ce carbone dans l'atmosphère.
"On pourrait qualifier cela de bombe de carbone. C'est une situation dangereuse", a déclaré Teixeira, joint au téléphone par Reuters à Cuiaba, Brésil, où se déroule la conférence.
Quelque 700 chercheurs venus de 28 pays se réunissent cette semaine pour la réunion de l'Intecol (Association internationale de l'écologie), afin d'évoquer les méthodes de conservation de ces terrains.
OBSTACLES À LA CIVILISATION
Les terres humides ne se limitent pas aux marécages, mais incluent aussi les marais, les tourbières, les deltas, les mangroves, la toundra, les lagons et les plaines inondables bordant les rivières.
Ces territoires représentent 6% des terres émergées de la planète et contiennent 20% du carbone. De plus, ils produisent 25% des ressources alimentaires mondiales, purifient les ressources en eau et renouvellent les nappes souterraines.
Ils ont toutefois été considérés historiquement comme des obstacles à la civilisation, et 60% d'entre eux ont été asséchés au cours du XXe siècle.
"Autrefois, trop souvent, les gens ont sans penser à mal considéré les terres humides comme des problèmes à résoudre, et pourtant elles sont essentielles à la santé de la planète", a souligné Konrad Osterwalder, sous-secrétaire général de l'Onu et recteur de l'université des Nations unies.
De plus, la fonte du permafrost dans les régions arctiques et la libération de dioxyde de carbone qui en résulte pourraient devenir dans les vingt ans à venir un phénomène "impossible à arrêter", prévient de son côté Eugene Turner, de l'université de Louisiane.
Selon Teixeira, les terres humides souffrent d'un problème d'image auprès du grand public, plus volontiers enclin à militer pour la protection des forêts tropicales que celle des marécages.

23.07.2008

POLLUEUR PAYEUR

Le principe pollueur/payeur définitivement adopté par le Parlement
AFP - Mardi 22 juillet, 16h53
PARIS (AFP) - Le Parlement a définitivement adopté mardi, par un ultime vote de l'Assemblée nationale, le projet de loi sur la "responsabilité environnementale" (LRE) qui assoit dans le droit français le principe pollueur/payeur en lui donnant un contenu.
Ce texte vise à prévenir et réparer les dommages à la nature causés par un site ou une activité industriels.
L'UMP et ses alliés du Nouveau centre (NC) ont voté pour, l'opposition (PS, PCF, Verts) a voté contre ce texte. Le Sénat avait déjà adopté le 10 juillet les conclusions de la commission mixte paritaire (CMP, accord Assemblée-Sénat) sur ce projet de loi.
Ce texte transcrit une directive européenne datant de 2004 et qui devait être transposée au 30 avril 2007.
Le projet de loi "engage une grande révolution écologique, économique et philosophique", a déclaré le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, puisqu'il "reconnaît un préjudice écologique totalement déconnecté du préjudice économique".
Ce texte reconnaît également que "la biodiversité a un prix, qu'elle rend des services inestimables à la collectivité", a ajouté le ministre d'Etat.
Tout en reconnaissant des "avancées", l'opposition a regretté que le texte n'aille pas "plus loin" et a dit attendre avec "impatience" l'examen au Parlement du projet de loi relatif au Grenelle de l'environnement, à partir du 7 octobre.
La socialiste Marie-Line Reynaud a parlé d'une "transposition a minima", accusant la majorité de faire "primer l'activité économique sur les considérations environnementales".
Le député Verts Yves Cochet a, quant à lui, déploré "le manque d'ambition de ce texte" qui "fait de l'environnement une simple variable d'ajustement".
Avec ce texte, les collectivités territoriales pourront désormais se constituer partie civile en cas de pollution sur leur territoire.
Jusqu'ici, les régions, les départements ou les communes ne pouvaient demander que des dommages et intérêts, mais pas réparation pour un préjudice purement environnemental.
Il s'agissait, selon les associations écologistes, de "remplir un vide juridique".
Les pollutions en mer seront également punies plus sévèrement. Le capitaine d'un navire responsable du rejet de produits polluants en mer sera ainsi passible d'une amende de 15 millions d'euros, contre un million actuellement, ainsi que d'une peine de prison de dix ans.
Le texte renforce également l'autorité des préfets, chargés de veiller au respect des obligations des exploitants de sites industriels susceptibles de provoquer une pollution. Mais il n'aborde pas la question de l'indemnisation demandée par les défenseurs de l'environnement, qui souhaitent un dispositif d'assurance obligatoire et de garanties financières en cas de pollution.
Le gouvernement a transposé également dans ce texte plus d'une dizaine d'autres directives européennes en retard, notamment sur la pollution des navires, de l'air, l'ozone et le marché européen des émissions de carbone.